« 17 mars 2010 Adoption en Conseil des Ministre du
- Instruction du 30 mars 2010 : Pas de plus value en »
Instruction du 4 mars 2010 : L’extension du régime de la « mention expresse ».
Par D le jeudi 25 mars 2010, 10:14 - Fiscalité
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« Le droit fiscal est
devenu kafkaïen comme bien des pans entiers de notre droit français »
écrivait, en 2008, un ancien ministre du Budget sur son
blog.
Cela n’a pas changé. Mais
pour atténuer les effets de cette complexité, le législateur a inventé, le
« rescrit fiscal », et comme il connaît les délais de
réponse de l’administration : « la mention
expresse ».
"Là où croît le danger, croît
ce qui sauve."
Rainer Maria Rilke
En application des
dispositions de l'article 1727. II. 2 du Code général des
impôts, lorsque le contribuable rencontre une difficulté dans l’interprétation
d’une norme fiscale au moment de sa déclaration d’impôt, il peut se garantir
contre les conséquences financières d’une erreur d’interprétation (intérêt de
retard) en inscrivant sur sa déclaration une « mention
expresse ».
Celle-ci consiste en
l’indication des motifs de droit ou de fait qui le conduisent à ne pas
mentionner certains éléments d'imposition ou à leur donner une qualification
qui entraînerait, si elle était fondée, une taxation atténuée, ou à faire état
de déductions qui pourraient être remises en cause.
L’article 49 de la loi n°
2008-1443 du 30 décembre 2008 portant loi de finance rectificative pour 2008 a
étendu ce dispositif aux contribuables qui ont interrogé l'administration
fiscale et qui n'ont pas obtenu de réponse avant l'expiration du délai de
déclaration. L’instruction n°13 N-1-10 du 4 mars 2010 précise les conditions
d’application de cette mesure.
Ainsi, à compter du 1er
janvier 2009 l'exonération des intérêts de retard, consécutive à l’inscription
d’une « mention expresse », est subordonnée aux conditions suivantes
:
1. Le
contribuable doit être de bonne foi
2. Il
doit avoir souscrit sa déclaration dans les délais prescrits
3. La
difficulté rencontrée doit porter soit sur le principe, soit sur les modalités
de la déclaration.
4. Le
contribuable doit avoir interrogé l'administration fiscale avant l'expiration
du délai de déclaration et être en mesure de le prouver.
Ainsi, la copie de la demande restée sans réponse doit
être jointe à la déclaration. L’administration recommande même pour éviter les
problèmes de perte de documents de « porter de façon visible sur la
déclaration la mention suivante : "mention expresse, voir lettre jointe en
copie" ».
En cas de télédéclaration,
le contribuable doit préciser dans la déclaration électronique la date de la
demande effectuée préalablement et son objet. En ce qui concerne les
déclarations de revenus des particuliers, cette mention est insérée dans la
rubrique libre réservée aux commentaires du contribuable destinés à
l'administration située en fin de déclaration.
5. La difficulté
évoquée par le contribuable ne doit pas avoir fait l'objet d'une prise de
position formelle de la part de l'administration soit dans une réponse
adressée au contribuable, soit dans une instruction publiée au Bulletin
officiel des impôts, avant l'expiration du délai de déclaration.
Lorsque l’ensemble de ces
conditions sont respectées, le contribuable ne se garantit pas contre tout
rehaussement éventuel de son imposition mais il évite les intérêts de retard
qui leur seraient adjoints.