Il est des bons actifs patrimoniaux, comme des
bons chasseurs. C'est l'actif dont le rendement financier, après commissions,
rétro-commissions, frais, charges, IR, ISF, inclusion dans le bouclier fiscal,
droits de successions, cotisations sociales... inflation, est le plus
avantageux.
Bien sûr, il existe des trucs pour maquiller une
mauvaises rentabilité financière. Par exemple : alléger la fiscalité jusqu'à la
faire disparaître par le coup de bâton magique des défiscalisations plus ou
moins hasardeuses.
Mais, les temps sont de plus en plus durs pour
les panacées patrimoniales. La lutte contre les paradis fiscaux transforme ces
gommes fiscales périlleuses en placebo dangereux.. Les projets de
« rabotage » des niches fiscales (Dom Tom, location en meublé …), la
volonté d'accroitre la pression fiscale sur les contrats d'assurance, les
retraites chapeau.... conduiront à déclasser ces panacées fiscales pour
« absence de service patrimonial rendu ».
Pour garantir, sur la durée, de « bons
actifs patrimoniaux », les trucs vont être de plus en plus inopérants.
Hélas il va falloir revenir aux bases: une forte rentabilité financière, des
frais et commissions justifiés par de véritables savoir faire. Avec la crise,
la fête est finie et le monde du patrimoine est peut être réellement entrain de
changer.
Un proverbe boursier dit que « par grand
vent même les dindes peuvent voler » et nous entrons dans une période de
petit temps. La technique et le savoir faire ne sont plus de simples
slogans.
Les conseils en gestion de patrimoine suivent
les pas des experts comptables, ils finiront par avoir un « Ordre »,
devenir une « profession réglementée » dont l'accès sera soumis à la
reconnaissance de manière uniforme et normée de leur qualité. Les métier
d'ingénierie patrimonial, qu'ils soient exercés par telle ou telle profession,
demanderont une finesse d'analyse, une connaissance globale, une adaptation
permanente qui s'accordera de plus en plus mal à la « règle de
l'accessoire ». Le conseil patrimonial va devoir mériter son coût.
Car, nous quittons le monde du « juste
prix » pour entrer dans celui du « juste coût ». La mode n'est
plus de sacrifier la qualité des produits, les conséquences de la production,
de la consommation à un prix. Nous finirons bien par apprendre cette maxime
« There ain't no such thing as a free lunch" ». Que ce soit pour les biens, les
« malus » écologiques, « taxe carbone » et futures TVA
« sociales » vont nous le rappeler, ou pour les services,
l'importance c'est de payer le juste coût pour obtenir, dans la durée, le
meilleur rendement. Et c'est une très bonne nouvelle car personne n'est assez
riche pour payer de la mauvaise qualité.